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19 décembre 1941:
"(...) Nous somme pris comme des rats, aucun espoir d'en sortir. (...) Pourtant, ce n'est pas possible que je meure aussi stupidement, Ah! Charlotte! vous reverrai-je jamais?"


26 décembre 1941:
"(...) Jour de Noël! Quatre heures de l'après- midi, nous avons capitulé! Nous nous sommes rendus à ces maudites miniatures d'hommes. Quelle honte! (...) Tant de vie sacrifiées pour ce piètre résultat. Atroce! Mes camarades morts pour rien! (...) Je ne peux pas décrire ce que je ressens dans mon coeur! J'ai un vide immense dans l'âme."


14 septembre 1944:
"(...) Un prisonnier de guerre des japonais!!! (...) Il tombe malade, (...) on se bat pour avoir sa ration, il git sur son grabat et ses camarades son trop affligés eux-même pour même penser à sympathiser. (...) Il n'a pas la jouissance d'une convalescence car aussitôt qu'il peut se tenir debout on le flanque à l'ouvrage (...) Il couche sur une paille pourrie de puces en été, les insectes volants l'accablent; en hiver, il est gelé continuellement, il n'a pas le courage de se laver. (...) Et cette tension mentale (...) La peur qu'un garde le surprenne à manger quelque chose qu'il trouva ou vola, la crainte d'être pris à fumer dans les toilettes, la crainte que l'officier japonais, au tanco ne soit pas de bonne humeur! (...) et cependant, (...) l'espoir fou d'être libre bientôt le fait marcher, agir."

© Michel Verreault (VÉRO)
    25 octobre 1995

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